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I was surprised to discover, in reading Wikipedia's article on Angolan Portuguese, that the Portuguese language is apparently spoken by most of Angola's population.

In late 20th century, the language became an instrument for independence, has it was perfectly spoken by the African native and political elite, becoming a symbol of national identity unifying the various rival tribes into the same goal, independence. The language is still seen as something that unifies Angola. The Angolan government relies on it because it is a widely spoken, unifying element, as well as being a widely spoken international language. Although Angolans hear a dialect somewhat similar to their own when watching Brazilian soap operas the population still prefers to learn standard Portuguese, just like in Portugal and rest of Africa.


This isn't just Portuguese becoming a widely spoken second language. Rather, as Jacques Leclerc observes at his L'aménagement linguistique dans le monde website, Angolan Portuguese is becoming the dominant first language of Angolans.

Cela dit, les données démolinguistiques sérieuses sur le portugais parlé en Angola ne sont guère fiables. Cependant, toutes les données confirment le fait que, depuis l’indépendance, la «lusophonisation» ou «lusitanisation» a réussi des avancées considérables, particulièrement dans les centres urbains, à un point tel qu’il existe peu d’exemple du genre en Afrique, même dans les anciennes colonies françaises ou britanniques. Comme on le sait, par exemple à Luanda, la capitale qui compte maintenant près de trois millions d’habitants dont un grand nombre de réfugiés des pays voisins (Congo-Kinshasa, Congo-Brazzaville, Namibie, Afrique du Sud, etc.), les Angolais parlant encore les langues bantoues locales demeurent peu nombreux: ou bien ils parlent le portugais s’ils sont des Angolais, ou bien le français ou l’anglais s’ils sont des réfugiés. Selon une étude officielle publiée dans le journal O Público de Luanda en 1995, près 99 % de la population de cette ville serait capable de s’exprimer en portugais (langue maternelle et langue seconde). Il y a une vingtaine d’années, la plupart des enfants de Luanda parlaient le kimbundu lorsqu’ils jouaient dans la rue. Aujourd’hui, plus du tiers des enfants âgés entre six ans et quatorze ans ne parleraient que le portugais ou, du moins, ne connaissent que fort mal la langue de leurs parents. La «dépossession linguistique» est à ce point avancée dans la capitale que pour la plupart des Angolais le portugais est devenu la seule langue véhiculaire utilisée. Il en est ainsi pour les médias, la musique populaire, les livres, etc.


The spread of mass education and mass media in the Portuguese language, along with the disruption inflicted on Angola's rural communities by the long-running civil war and the utility of Portuguese as an ethnically neutral language, might well end up precipitating mass language death in Angola. Angola's commitment to the Community of Portuguese Language Countries and the construction of close links with industrialized Brazil likewise suggests that the Portuguese language in Angola might well become dominant. As Leclerc notes, the Lusophonisation of Angola has been thorough, much more so than in similarly ex-Portuguese Mozambique.

In the 22nd century, might Angola be as thoroughly Lusophone as Ireland is Anglophone? If so, what will this mean for Angolan national identity and Angola's relationships, with the rest of Africa and with the non-African world?
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