[LINK] La franco-américainie
Oct. 9th, 2005 12:06 pmIn a recent issue of the Toronto French-language weekly L'Express de Toronto, Magdaline Boutros's article "Le New Hampshire, un visage méconnu des États-Unis" ("New Hampshire, an unknown side of the United States") touches upon the vast scale of the French Canadian immigration to New England in the 1870-1930 time period.
Le tiers de la population du New Hampshire serait aujourd'hui d'origine québécoise. Il n'y a pas si longtemps que ça, c'était 60% de la population de Manchester, métropole de l'État, qui parlait le français, explique Adèle Boufford-Baker, présidente du Centre franco-américain.
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Ce sont surtout des Français, curieux, qui y font un arrêt. Pourtant, les vestiges, quoique modestes, du passé qu'il contient permettent de saisir avec plus de justesse l'importance de l'héritage francophone de l'endroit. Les Canadiens-français ne seront certainement pas déçus d'y faire une courte escale. Des journaux francophones du début du siècle peuvent notamment être consultés sur microfilms. Un peu plus loin se trouve l'American-Canadian Genealogical Society (4, rue Elm) où des registres peuvent être consultés pour retracer les lignées familiales depuis l'arrivée des premiers Canadiens-français.
C'est au début du XXe siècle que les Québécois descendent massivement vers les États-Unis. Manchester connaît alors une croissance économique sans pareille. En 1804, la première usine de textile ouvre ses portes sur les rives de la rivière Merrimack. En 1831, l'usine se fait racheter par un groupe d'investisseurs de Boston. L'Amoskeag Manufacturing Company est née et déterminera, pendant un siècle, la vitalité de la ville de Manchester. Le Millyard Museum (au coin des rues Commercial et Pleasant) retrace à travers une exposition interactive l'histoire d'Amoskeag et des ouvriers qui y travaillaient, et par le fait même, de la ville de Manchester.
Les ouvriers québécois sont, à cette époque, pour la plupart installés à l'ouest de la rivière Merrimack. Le quartier où ils se retrouvent prendra rapidement le nom de Petit Canada. Les noms des rues évoquent cette présence francophone, au gré des Dionne, Montcalm, Chagnon, Allard et bien d'autres que l'on peut encore parcourir aujourd'hui.